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Les textes sacrés concernant Ganesh
Ancienneté des Ecritures
Trois textes principaux sont considérés comme fondateurs des cultes dédiés à Ganesh. Ce sont :
Il n'y a pas de consensus sur l'ancienneté du Mudgala Purâna. Pour certains experts, il serait le plus tardif des textes concernant
Ganesh. Pour d'autres, le Ganesh Purâna, rédigé vers 1100-1400, serait postérieur. Cependant, le Mudgala Purâna mentionne
le Ganesh Purâna comme l'un des quatre Purâna traitant longuement de Ganesh, et ne lui serait donc pas antérieur... Il est probable
que le Mugala Purâna, comme beaucoup d'ouvrages, soit composé de parties rédigées à des dates bien différentes,
certaines, le coeur, très anciennes, d'autres plus récentes ayant été rédigées
jusqu'au 17-18 ème siècle avec l'expansion du culte de Ganesh.
Le Ganesha Purâna indique, dès son début, qu'il doit être considéré comme l'un des 18 principaux
upapurâna. On pense généralement que le Ganesh Purâna, ainsi que le Mudgala Purâna, aurait été
composé assez tardivement (14-17 ème siècles ?) par des dévots de Ganesh. Son contenu est d'ailleurs original et ne
se retrouve nulle part ailleurs.
Divers spécialistes s'accordent donc à ne pas dater les textes fondamentaux du culte de Ganesh antérieurement au premier millénaire, mais cet apparent consensus ne tient pas
vraiment la route. D'une part, les représentations de Ganesh avérées sont déjà des débuts de l'époque
Gupta, 4-5 ème siècle, au Musée de
Mathura (Uttar Pradesh), ou encore à Varanasi. D'autres, sans doute moins connues, repoussent dans le temps les images (et donc les
représentations) : par exemple (citées dans Martin-Dubost une statuette de terre d'époque Sunga (1er siècle avant notre ère) ou
encore celle figurant sur le stupa Kantak Chaitya à Mihintale (Sri Lanka), tout aussi ancienne.
Si ces images anciennes de Ganesh sont si rares, la raison probable en est que les représentations des divinités ont été fort rustiques pendant longtemps et étaient
confectionnées pour un usage cultuel temporaire, à partir de matériaux périssables (bois, feuilles, gaines). Encore de nos jours, les grandes effigies de Ganesh fabriquées
à l'occasion de la Ganesha Chathurti ont longtemps utilisé de la glaise car l'usage est de les déposer dans la mer où elles se dissolvent à l'issue de la fête.
Que les images anciennes de Ganesh soient rares, voire d'ancienneté contestée, n'empêche donc pas les textes sacrés qui le mentionnent (ceux qui ne mentionnent pas aussi !!)
de pouvoir être beaucoup plus anciens qu'on l'imagine habituellement.
Autres Ecritures
Si ces ouvrages principaux, et de volume considérable, sont entièrement dédiés à Ganesh, il ne faut pas imaginer que le Dieu à tête d'éléphant
serait absent des autres Ecritures sacrées. Il s'en faut de beaucoup, ne serait-ce que pour la relation des circonstances de Sa naissance. Ainsi, et sans entrer dans des détails qui seraient
forcément fastidieux :
Ganesh est clairement absent de l'épopée du Râmâyana, mais on trouve le culte de Ganesh dans celle du Mahâbhârata. On connaît d'alleurs bien cette
légende qui fait de Ganesh le scribe qui, sous la dictée du Rishi Vyâsa, rédige la grande Epopée
(photo).
Le Mahâbhârata rapporte par ailleurs plusieurs des noms de Ganesh : Ganapati, Gajanana, Vighnesa, Heramba, etc. tous bien connus de nos jours. Or on considère généralement
que le Mahâbhârata daterait des environs du début de notre ère. Preuve, s'il en est besoin, que les contemporains n'ignoraient rien depuis longtemps sans doute, de cette divinité
du nom de Ganesh.
Le Mudgala Purâna
Le Mudgala Purâna est un texte religieux de la tradition hindoue dédié au dieu Ganesh. C'est un
upapurâna, c'est à dire l'un des Purânas secondaires, qui comporte diverses légendes ainsi que des éléments de
rituel sur cette divinité. Ce texte, ainsi que le Ganesh Purâna, constitue le coeur des textes sacrés dévotionnels
exclusivement consacrés à Ganesh.
Le Mudgala Purâna a fait l'objet de plusieurs éditions, pas forcément concordantes.
Les huit Incarnations de Ganesh
Le Mudgala Purâna considère Ganesha comme une représentation de la Réalité
Ultime. Ainsi, les manifestations de Ganesh sont-elles innombrables, mais huit de Ses incarnations (avatâra) sont de la plus haute importance.
Différentes des quatre Incarnations indiquées dans le Ganesh Purânana, elles sont décrites dans le Mudgala Purâna
(1.17.24-28) comme étant survenues au cours des différents âges cosmiques. Les légendes (le plus souvent des batailles contre
des démons) liées à ces incarnations, expriment, sous une forme vivante et imagée, des concepts philosophiques complexes sur
la création progressive du Monde. Ainsi, chaque Incarnation représente-t-elle une étape du déploiement de l'Absolu au cours
de sa Manifestation. Dans l'ordre de leur apparition, ces Incarnations de Ganesh sont les suivantes :
Le Ganesha Purâna
Le Ganesha Purâna est un texte religieux, l'un des principaux Purâna, consacré au Dieu Ganesh. Il
comporte diverses légendes, ainsi que des éléments de rituels
pour l'adoration de cette divinité. Le Ganesh Purâna est, avec le Mudagala Purâna, le coeur des écritures sacrées pour
les dévots de Ganesh, que l'on désigne sous le nom de Gânapatyas. Ce sont les
deux Purâna exclusivement consacrés à Ganesh.
C'est durant la période dite médiévale que les adorateurs (exclusifs) de Ganesh, connus sous le nom de Ganapatyas,
formèrent un mouvement religieux uniquement dédié au culte de Ganesh, considéré comme la Divinité
Suprême. Ils voient en effet Ganesh comme la forme Saguna (qualifiée) du Brahman Ultime non-qualifié (Nirguna). Ce concept
imprègne totalement le Ganesha Purâna et donne à des légendes Puraniques une coloration nouvelle cohérente avec leur
croyance, pour souligner l'importance de Ganesh et expliquer ses relations avec les autres Divinités.
Ce Purâna précise donc les diverses méthodes rituelles, les croyances essentielles et les positions philosophiques de la secte des
Ganapatyas. Le contenu du Purâna est difficile à présenter sous forme simplifiée car il inclut quantité d'histoires
légendaires, ainsi que d'aspects purement dévotionnels. On peut cependant en trouver une sorte de synopsis d'après les questions que
le Rishi Vyâsa pose à Brahmâ dans le dixième chapitre du Premier Livre :
"Qui est Ganesha ? Quelle est son apparence réelle (svarûpa) et comment peut-on le connaître ? Envers
qui ce Dieu aux quatre visages a-t-il été déjà bien disposé ? Combien a-t-il d'Incarnations et quels exploits
ont-elles accompli ? Qui l'a déjà vénéré et dans quels buts ?
Le dernier chapitre du Premier Livre résume comme suit les longs développements :
"Je vous ai conté l'Adoration (upâsanâ) de Ganesha par cette suite de nombreux récits". (I.92.53)[2]
Ces déclarations confirment le rôle que le Purâna joue en établissant la relation entre Ganesh et ses dévots grâce à l'utilisation des légendes traditionnelles Puraniques ainsi que des apports nouveaux.
Elles ont aussi pour but principal de souligner l'importance de Ganesh comme Divinité de premier rang.
La période au cours de laquelle le Ganesha Purâna ainsi que le Mudgala Purâna auraient été élaborés est d'autant plus difficile à établir de manière claire que les deux ouvrages ont eu des influences
l'un sur l'autre (y compris des renvois explicites dans le texte) et qu'ils sont constitués, comme la plupart des Ecritures Sacrées de l'Inde, de multiples strates ajoutées à des dates différentes. De plus, les
spécialistes ne se sont pas réellement livré à des analyses critiques destinées à y voir plus clair.
Le noyau central du Ganesha Purâna aurait été élaboré vers le 12 ou 13ème siècle, les ajouts ultérieurs s'étant échelonnés jusque vers le 17 ème siècle. Certains datent cependant les débuts environ
deux siècles plus tôt.
Le Ganesha Purâna se présente en deux parties :
- L'Upasanakhanda ou "De la dévotion" comporte 92 chapitres. Le chapitre 46 inclus un hymne (stotra) qui est l'une des versions les plus connues du Ganesha
Sahasranama (hymne de louange énumérant les 1000 noms de Ganesh). Ce stotra est récité de nos jours dans de très nombreux temples comme une partie importante du culte de Ganesh.
- Le Kridakhanda ou "Le Jeu divin de Ganesh" comporte 155 chapitres et on l'appelle parfois Uttarakhanda. Les chapitres
138 à 148 du Kridakhanda constituent la Ganesh Gita, texte dévotionnel bâti sur le même modèle que la Bhagavad Gita,
mais adapté à Ganesh dans le rôle de la Divinité Suprême (à la place de Krishna). Le discours est ici
attribué au Roi Varenya et se déroule durant l'Incarnation de Ganesh comme Gajanana. Quelque 90 % des stances de cette Ganesh Gita sont
purement et simplement des transpositions empruntées à la Bhagavad Gita; leurs sujets sont les mêmes, à savoir : le karma
yoga, le jnana yoga et le bhakti yoga. Comme Krishna, Ganesh déclare (II.138.22) : "Je crée le Monde, je le
protège puis je le détruis; Je suis Mahavishnu, Sadashiva, Mahashakti, ainsi qu'Aryaman, le Soleil". Il dit également
(II.140.9-11) qu'il est le non-Né (Aja), le principe de vie de tous les êtres ((bhûtâtmâ), le sans-Début
(anâdi), le Seigneur (Ishvara). Comme Krishna, à chaque fois que dans le Monde s'accroît la perte de la Rectitude (envers les lois
naturelles du cosmos) (dharma), Il se réincarne pour protéger ce qui est bien et détruire ce qui est erroné.
Les quatre Incarnations de Ganesh
Le Kridakhanda du Ganesh Purâna décrit les quatre Incarnations (avatâra) de Ganesh au cours des quatre différents yugas. Ce
ne sont pas les mêmes Incarnations que les huit décrites dans le Mudgala Purâna :
Ganapati Atharvashirsa ou Ganapati Upanishad
Le Shri Ganapati Atharvashirsa, Ecriture sacrée hindoue dédiée au Dieu Ganesh, est une Upanishad tardive qui célèbre Ganesh comme la Personnification du Brahman
Ultime; elle est aussi connue sous les noms de Sri Ganapati Atharva Sirsha, Ganapati Atharvashirsha ou encore, tout simplement, Ganapati Upanishad.
C'est le texte Sanscrit le plus habituellement récité par les dévots de Ganesh, particulièrement dans la région du
Maharashtra. La totalité de ce texte est, par exemple, inscrite dans le mandapa du temple des Ashta Vinayaka Ganesh à Ranjangaon.
Les spécialistes ne sont pas d'accord sur la datation de ce texte. Courtright l'estime du 16 ou 17ème siècle, donc tardif (il est d'ailleurs cité dans un texte de 1751). Ghurye est même d'avis qu'il ne
date que du début du 19ème siècle, et provient du milieu des Brahmanes de Pune (Maharashtra)...
Comme il est fréquent dans des textes dévotionnels de ce type, les divers manuscrits existants montrent des différences sensibles, tant dans le texte lui-même que dans la numérotation des versets, en
sorte qu'une analyse critique des diverses éditions serait nécessaire. Dès le début du 19ème siècle, Vans Kennedy produisait une grosse édition accompagnée d'une traduction abrégée. En 1969, J.R.
Sartha édita le texte qu'en 1985, Courtright publia en traduction anglaise. Mais c'est en 1984 que Gudrun Bühnemann publia une analyse critique en Sanscrit avac sa traduction.
D'autres auteurs ont apporté leur contribution, soulignant ainsi l'importance de la Ganapati Upanishad : Swami Chinmayananda publia en 1987 une variante du texte sanscrit avec une traduction en
anglais, John Grimes produisit en 1995 une analyse structurale avec une version du texte en sanscrit et anglais.
Textes en Devanagârî
Les versions disponibles sur le Web, assez nombreuses en langue anglaise, ne fournissent, paraît-il selon l'encyclopédie WIKIPEDIA, pas
de garantie de sérieux. On donne ici en annexe une traduction de la Ganapati Upanishad, à
partir du livre "Ganapati" de R.L. Kashyap, Ed. Saksi, 2005.
Sur un site dédié au Maître de Yoga que fut Maharishi Mahesh Yogi, sanskrit.safire.com, figurent de
nombreux textes sacrés en écriture Devanagârî ou en Devanagârî avec translittération. Nous en donnons
ici deux exemples :
Quelques points essentiels
Ganapati, Divinité Suprême
Dans le cadre de la dévotion des Ganapatyas, Ganesha est considéré comme la Divinité Suprême, contenant en Lui-même toutes les autres formes divines. Ainsi, dans la traduction de Courtright :
"Hommage au Seigneur Ganesh. OM. Révérence à Ganapati. Tu es, en Vérité, le Tout
visible (tattvamasi). C'est Toi qui, en Vérité, produit l'Univers. Tu le soutiens, Tu le détruis, Tu
es la Réalité Omniprésente. Tu es la manifestation du Soi Eternel (âtman)".
Chinmayananda traduit ce passage comme suit : "(O Seigneur Ganapati!) Toi seul es la manifestation visible de l'Essence
des mondes. Tu Es Cela. Toi seul es l'Auteur. Toi seul es le Créateur et le Support (de l'Univers). Toi seul es le Destructeur. En
vérité, Toi seul es tout cela -"idam sarvam" - dans la création, car Tu es le Brahman. Tu es le Brahman Eternel dans une
forme corporelle".
Identification de Ganapati à d'autres divinités et à OM
Ganesha peut être identifié avec toutes les autres divinités ainsi qu'avec le OM. Cette assertion est rapportée dans
la traduction de Courtright :
"Tu Es Brahmâ, Vishu, et Rudra (Shiva). Tu Es Agni, Vâyu, et Sûrya. Tu Es Chandrama. Tu Es la terre,
l'espace et le ciel. Tu Es la manifestation du mantra "OM"".
Ce passage est traduit comme suit par Chinmayananda :
"(O Seigneur Ganapati!) Tu es (la Trinité de) Brahma, Vishnu, et Mahesha. Tu es Indra. Tu es l'air et le feu. Tu
es le soleil et la lune. Tu es Brahman. Tu es (les trois mondes) Bhuloka, Antariksha-loka, et Swargaloka. Tu es Om".
Ganapati demeure dans le chakra Muladhara
L'une des preuves que la Ganapati Upanishad est plutôt tardive et comporte des influences de l'école tantrique se trouve dans
un passage qui associe Ganapati au chakra Muladhara. Courtright le traduit ainsi :
"Tu demeures en permanence dans le plexus sacré, à la base de la colonne vertébrale
(mûlâdhâra cakra). Ce même passage est transcrit comme suit par Chinmayananda : "Tu disposes d'un lieu de séjour
permanent (en tout être humain) dans l'endroit nommé "Muladhara"".
Le bîja mantra (mantra-racine) de Ganapati
La Ganapati Upanishad fournit une description détaillée du bîja-mantra de Ganesha, GAM. En écrivant ce mantra
avec une translittération simple, comme on le fait ici, on omet les marques diacritiques qui explicitent les sons nasals. Ce bija-mantra
figure également dans le Ganesha Purâna. Courtright traduit ce passage comme suit :
"Ayant prononcé la première lettre du mot gana, soit ga, ensuite je dis le son nasal n(a) qui
apparaît magnifiquement comme le croissant de la lune. Ceci es Ta forme. Le ga est la lettre initiale, le a constitue la seconde lettre et
le n(a) est la lettre finale. Pour articuler ce son (GAM), on prononce tous les sons ensemble". (traduction Courtright)
Les cultes de Ganesh
Ce chapitre se propose de présenter quelques aspects du culte de Ganesh. Dans une première
partie, on abordera le culte exotérique, c'est à dire populaire et quotidien. Dans une seconde
partie, seront données quelques indications sur les cultes ésotériques.
La pûjâ
Une description détaillée, avec les mantra
Ganesh est présent dans le culte rendu aux cinq grandes divinités
(Pañchâyatanapûja) : Ganesh, Sûrya
Ganesh est vénéré chaque jour. Les cinq offrandes rituelles,représentant en fait les cinq éléments
que sont l'éther, l'air, le feu, l'eau et la terre, sont :
Les rites varient sans doute d'une région à l'autre de l'Inde; leur
codification précise est très complexe.
Diverses invocations
Les invocations adressées à Ganesh sont extrèmement nombreuses. Il s'agit en premier
lieu de Ses multiples noms, psalmodiés en litanies de 100 ou 1000 versets (voir ici).
Il peut s'agir aussi de prières sous des formes diverses : stotrastava (hymne de glorification), stuti (prière) ou encore
bhajan (chant dévotionnel). On remarquera que les différences de signification entre ces trois termes, également employés, ne sont pas
fondamentales. Il existe encore d'autres formes d'invocations : la chalisa (prière de 40 versets),
l'ârti (rite de la lumière, pratiquée à la fin d'une puja), etc.
Pour ne pas surcharger ce chapitre, on a reporté en annexe, les documents détaillés.
Consulter le chapitre des Invocations à Ganesh
Les cultes ésotériques
Originellement, c'est à Shankarâchârya
Les Gânapatya incluaient les autres dieux dans leurs rituels. C'est ainsi
que, pour eux, le corps mystique de Ganesh est composé de son nombril (Brahmâ),
de son visage (Vishnu), de ses yeux (Rudra
Les Gânapatya se sont scindés, au fil du temps, en six sous-branches, se
distinguant par des rituels adressés à des formes différentes de Ganesh.
Les trois premières suivent les préceptes védiques : ce sont les
Navanîtaganâpatya, les Suvarnaganâpatya, les Santânaganâpatya.
Les trois autres branches sont ésotériques et adorent Ganesh sous les formes
suivantes :
Ces sectes (branches cultuelles) sont ésotériques, car leurs
fidèles sont des adeptes du tantrisme. On trouvera ci-après
une tentative de clarification de quelques aspects du tantrisme.
Quelques fondements du tantrisme
Le Tantra, ou plus exactement les Tantra, constituent un corpus de textes élaborés au fil
des siècles, et dont des formes très élaborées
datent environ du premier millénaire. Le terme Tantra dérive de la racine sanscrite "trayati"
qui signifie délivrer, détacher. Le Tantra
Le tantrisme correspond à un ensemble de méthodes, on peut même
dire de techniques précises, qui visent à obtenir une
transmutation des énergies à l'oeuvre dans l'être humain.
Expliquons.
Les Yogi expérimentent (ceci signifie bien qu'il ne s'agit pas d'une
croyance, ce n'est donc pas un postulat religieux) que l'être humain
est "composé" de plusieurs "niveaux d'être", du plus grossier (le
corps physique) au plus subtil.
Ces niveaux, ou plus exactement ces enveloppes s'appellent des
kosha
L'être humain "normal" est mené par ses pulsions; il n'a aucune maîtrise sur son corps, sur
son souffle, sur ses réactions, sur son imagerie mentale, etc. Il n'a donc conscience
que de son corps et au mieux des aspects "grossiers" de son souffle (mais pas de
l'énergie -prana- que ce souffle sous-tend et véhicule). Quant à son
"corps mental", il en est le jouet...
Tentons de comprendre pourquoi.
Les enseignements traditionnels du Yoga disent que tout dans l'Univers
est énergie et que les modalités d'expression de l'énergie fondamentale procèdent des
trois Guna
Chez l'homme, l'excès de tamas engendre
dépression, mélancolie, l'excès de râjas engendre
l'hyperactivité, la colère, l'avidité, etc.
Les énergies, tamasiques ou rajasiques, comme on dit, circulent dans le corps humain, et lui
impriment, en particulier, l'humeur du moment. Les canaux subtils par lesquels circulent
ces énergies sont appelés les nadi
Avec ces explications sommaires (pour peu que l'on ait pris la peine de lire le
glossaire des mots un peu difficiles), on peut comprendre que le travail du Yogi consiste
à équilibrer les énergies de Tamas et de Rajas, et à
développer l'énergie de Sattwa.
Les techniques, pour ce faire, sont multiples. Le Yoga (en particulier codifié par Patañjali)
définit huit étapes qui, sans être nécessairement successives, ne peuvent pas pour autant
se télescoper :
La voie du Yoga suit donc globalement ce parcours, même si chacun doit trouver (avec l'aide d'un
instructeur compétent), le cadre des techniques qui lui conviennent
le mieux : Hatha Yoga, certes, mais aussi Râja
Yoga (qui ne comporte pas les étapes de Yama et Niyama, les supposant accomplies...),
Bhakti Yoga, Kriya Yoga, Antar Mauna, Mantra Yoga, Jñana Yoga, etc... Chaque
école a ses préférences, mais quelles
qu'elles soient, elles se doivent de respecter le parcours de purification des énergies
de l'élève, et leur transmutation progressive.
Le tantrisme, pour sa part, propose une voie plus directe et en principe plus rapide (entendons par là
qu'il faudra seulement quelques décennies d'efforts soutenus). On dira, pour simplifier,
qu'il s'agit d'éveiller l'énergie sattvique de la Kundalini endormie dans le
Mûladhâra chakra Nous n'entrerons pas ici dans la symbolique des chakra; elle recouvre des
notions complexes. De plus, elle est liée à des pratiques qu'il n'est pas de propos
d'évoquer ici.
Retenons donc que les pratiques tantriques mettent l'accent sur l'importance
opérationnelle de la Shakti Le Hatha Yoga est essentiellement tantrique et peut donc parfaitement être
pratiqué dans cette perspective complète. Cependant, dans sa migration en
Occident, le Hatha Yoga (qui signifie yoga de l'effort, de la force - attention il y a
un piège sur le sens du mot effort, puisque l'on dit toujours à un
élève de Yoga qu'il ne faut jamais forcer...) s'est affadi. Sa
vulgarisation a conduit à n'en retenir que sa branche la plus visible, la plus
physique, à savoir le yoga postural (asana). De là, on a encore glissé
vers le yoga anti-stress pour cadres surmenés, ménagères fourbues,
célibataires déprimés (ées).
Ce n'est pas mal, c'est même très bien, mais c'est vraiment le b-a ba du yoga.
A l'inverse, la pratique du tantrisme peut conduire, en Occident, à de
regrettables errements. L'invocation, et l'éveil, de la Shakti, reposent sur une discipline de
vie extrêmement stricte, sur la pratique poussée de formes avancées
de yoga (asana, prânâyâma) et sur des méditations
couplées avec la répétition continue (japa) de mantra
spécifiques. Tout ceci nécessite une
conduite par un instructeur (guru) compétent et n'est réservé
qu'à des élèves ayant le
niveau de pratique ad hoc.
Une orientation "sexuée" du Yoga tantrique s'est également
développée en Occident. On peut supposer que cette tendance résulte de
l'expression d'une demande.
Il est vrai que, depuis des siècles, des formes particulières de
tantrisme se sont focalisées sur la sexualité, ou plus
précisément sur la maîtrise de cette force puissante.
Cependant, le tantrisme adapté aux européens a parfois
dénaturé le fondement de cette science complexe et secrète.
Secrète, car elle demande du pratiquant un haut niveau de qualification, en
raison de réels dangers psychiques, voire physiques.
En effet, une union sexuelle telle que pratiquée dans le tantrisme est le
résultat d'une longue préparation des partenaires. Et au final, elle
ne doit pas culminer dans l'éjaculation. C'est l'énergie
de l'orgasme qui doit transiter par la voie de la sushumna, de chakra en chakra. On
conçoit que cet exercice ne soit pas à la portée de n'importe qui...
Si l'on ajoute que le plaisir sexuel de la shakti (ici pris dans le sens de la
partenaire de l'union sexuelle) n'est pas prévu, il y a de quoi décourager les
amateurs.
Malheureusement, les aspects "sexuels" du tantrisme sont trop souvent
évoqués voire enseignés dans nos pays, avec une complaisance
douteuse, par des pseudo-gurus à des élèves
avides de "pouvoirs" et de sensations. Les pratiques en question, quand elles ne
valident pas une nouvelle forme d'échangisme, n'aboutissent
généralement qu'à des désillusions. Au mieux, les pratiquants
se contentent de manifestations inhabituelles des énergies (couleurs, visions, chaleur,
tremblements, etc.), ce qui parfois peut renforcer leur ego (autosatisfaction), allant ainsi
à l'encontre du but du Yoga...
En tout état de cause, on retiendra que les aspects sexuels du tantrisme ne
doivent être éventuellement abordés qu'au terme d'un long travail
sur les énergies, débouchant sur la maîtrise du fonctionnement des chakra purifiés.
Quelques bons livres :
Ganesh et le Tantrisme
Ganesh est le Seigneur du Mûlâdhâra. Mûlâdhâra est le
premier des chakra, le chakra de la base.
Le Mûlâdhâra chakra correspond à l'élément Terre (Prithivî); il est représenté par un
carré de couleur jaune dans lequel est inscrite la syllabe-germe (bîja-mantra
Ganesh est donc évoqué, dans les pratiques tantriques, comme Puissance
capable d'éveiller la puissance de la Kundalini.
En effet, le but des pratiques tantriques, une fois que l'on a bien assimilé le
contexte et les précautions rappelées plus haut, est d'éveiller la
force endormie dans le mûladhâra chakra et de la faire remonter en passant successivement par les différents chakra, jusqu'au
Sahasrara Chakra. Insistons : c'est quelque chose de difficile et de risqué si
l'élève veut brûler les étapes. Tout simplement parce qu'au niveau de chaque chakra se
rencontrent des blocages (noeuds d'énergie, grantha) qui traduisent le manque de
préparation des énergies spécifiques de ce chakra.
Exemple : si des énergies rajasiques excessives sont mises en branle par des pratiques
intensives de prânâyâma, elles peuvent se bloquer dans Svâdishthâna et générer des
besoins sexuels excessifs (beau résultat !), ou dans Manipûra et énerver la personne
qui ne comprend pas pourquoi elle est dans un pareil état.
Dans les pratiques liées à Ganesh, on retiendra que la puissance de ce dieu est mise au service
de la transformation des forces négatives en forces positives. Il faut bien comprendre que ce
que l'on appelle les "dieux" sont des forces universelles qui assument diverses fonctions.
A ce sujet, on relira le chapitre
"généralités".
Les dieux agissent par le truchement des mantra qui les invoquent. Les mantra sont en effet
des phonèmes extrêmement puissants. On parle ici des bîja mantra qui sont les vibrations de
la divinité elle-même.
Il est tout à fait essentiel, pour diverses raisons, que dans un travail sur la
Kundalini, un bîja mantra soit pratiqué sous la direction d'un
instructeur compétent, et dans des conditions spécifiques. C'est
pourquoi il est peu intéressant d'apprendre les bîja-mantra par les livres.
Par contre, les mantra védiques, utilisés dans
les rituels exotériques, sont sans danger, tout en étant parfaitement bénéfiques.
Les noms et les mantra de Ganesh
Les noms de Ganesh
Les noms de Ganesh fournissent une mine inépuisable d'informations sur la "personnalité" de cette
divinité. En effet, la plupart de ces noms font référence soit à une particularité physique de Ganesh
(Ekandanta - Celui qui n'a qu'une défense, Gajanana, le Dieu au visage d'éléphant, etc), soit à une qualité
mentale ou spirituelle, soit une fonction. Le sujet est largement traité dans un chapitre spécial intitulé
Noms de Ganesh.
Ceux qui sont attachés à la graphie traditionnelle trouveront ici une liste des 1000 noms de Ganesh en écriture
Devanagârî. Ils sont fournis par le site dédié au Maître de Yoga que fut Maharishi Mahesh Yogi,
sanskrit.safire.com.
Prononcer le nom d'une divinité (précédée du son OM), et parfois de son bîja-mantra , c'est la saluer, lui
demander qu'Elle vous entende. C'est pourquoi la récitation - la psalmodie serait mieux dire- des listes de noms (108 noms ou 1000 noms, car
ces chiffres sont sacrés), est un acte dévotionnel.
Par ailleurs, le nom d'une divinité, répété un grand nombre de fois (pratique du japa), agit comme un mantra.
Les mantra de Ganesh
Dans le tantra il existe toutes sortes de mantra. Certains sont des mantra personnels utilisés
pendant la pratique de japa, d'autres répondent à des fins particulières.
Les mantra ont des actions psychiques, thérapeutiques et spirituelles puissantes.
LAM est le bîja-mantra de l'élément terre. Il est donc lié au Mûladhara chakra.
GAM également se rapporte à l'élément terre; c'est pourquoi on dit que c'est
un bîja-mantra de Ganesh. GLAUM est aussi un autre bîja-mantra en correspondance avec Ganesh.
Par contre OM est un mantra universel, qu'il convient de prononcer avant tous les autres.
On a cependant noté que pour ses fidèles,
Ganesh est OM lui-même.
Exemple : OM GAM Ganeshaya Namaha.
Les mantra servent d'invocations pour la recherche d'effets particuliers.
On peut ainsi constater que la plupart de ces mantra sont "spécialisés".
Ils s'adressent à des formes diverses de Ganesh représentant autant de
pouvoirs particuliers qu'il possède.
On peut aller voir le chapitre des noms de Ganesh.
L'éventail énorme de ces noms permet de se faire une idée des pouvoirs de Ganesh.
Gâyatrî mantra de Ganesh
Les gâyatrî mantra sont des mantra védiques. Ils sont employés durant les
pûjâ.
Quelques temples de Ganesh
Les prières adressées au dieu Ganesh se font dans le cadre de rites dévotionnels spécifiques (pûjâ),
au même titre que les autres grands dieux, comme Shiva ou Vishnu. Mais, de surcroît, toute invocation à un dieu, quel qu'il soit,
se doit d'être précédée d'une invocation à Ganesh, dont le rôle d'intercesseur est partout prégnant.
Il existe un temple de Ganesh à Paris à l'adresse suivante :
En Inde, les temples spécifiquement dédiés à Ganesh, en tant que divinité principale, sont
moins nombreux que l'on pourrait s'y attendre. En voici quelques-uns, qui draînent d'immenses foules, surtout à l'occasion de
fêtes telles que la Ganesha-Chaturthi
Les temples (mandir) dits des Ashta Vinâyaka, c'est à dire des huit Vinâyaka
De plus, tous les temples de Shiva, ou presque tous, comportent des représentations de Ganesh
dans des temples secondaires (à l'intérieur du grand temple), ou au moins
des oratoires particuliers : exemple à Chidambaram, à Vellore,
à Gangaikondacholapuram, etc.
Par contre, les temples de Vishnu sont généralement dépourvus de chapelles de Ganesh.
On trouvera de nombreuses informations sur les temples de Ganesh en Inde ainsi que dans de nombreux autres pays du monde en consultant la page
Tous les temples de Ganesh de ce site.
Le Mudgala Purâna
Le Ganesha Purâna
La Ganapati Upanishad
Dans le Bhagavat Purâna, c'est Ganesh qui incite Vishnu à s'incarner en Kurma (la Tortue) pour venir au secours de la Terre.
Dans le Shiva Purâna, les Dieux couronnent Ganesh et le nomment "Seigneur des gana"
Dans le Varâhapurâna, Ganesh est à la fois le maître des gana et des vinâyaka, et c'est pourquoi il reçoit de Shiva le nom de Vinâyaka.
On note d'ailleurs que deux ouvrages, datés du début de notre ère, ont déjà pour but de décrire les rituels nocturnes par lesquels on délivre les gens
possédés par les Vinâyaka
Par contre, dans le Matsya Purâna, c'est Brahmâ qui donne à Ganesh son nom Vinâyaka
Dans le Vâmana Purâna, Shiva met au service de Ganesh, les Mères (Mâtrika) ainsi que les terribles esprits des morts (bhûta)
Dans le Linga Purâna, c'est Ganesh qui crée Lui-même les Créateurs d'Obstacles, les Vighnagana.
prescrits lors des différentes phases du rite se trouve dans l'annexe,
la pûjâ de Ganesh. Il s'agit d'une traduction d'un ouvrage de base sur Ganesh :
Loving Ganesha.
,
Durgâ
, Vishnu
, Shiva
,
mais les fidèles de Ganesh lui rendent tout particulièrement tribut.
Vishnu est le Maître d'Akasha, l'éther
Sûrya, le Soleil est le Maître de Vayu, l'air
Shakti (Durgâ), la Déesse, préside
à l'énergie du feu (Agni)
Ganesh représente l'Eau (Apas),
l'énergie de l'accomplissement; il est le Maître
de Varuna, dieu des eaux. C'est pourquoi, à la fin de la fête de la Ganesha Chathurti,
les statues d'argile de Ganesh doivent retourner dans les eaux pour y être dissoutes.
et Shiva est le Maître de la Terre; on le représente par le Lingam de pierre.
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la pâte de santal rouge
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des fleurs
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de l'encens,
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la lumière prodiguée par la flamme du camphre,
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de la nourriture,
que l'on doit, au
9 ème siècle, la formulation des six branches (Shanmata) principales
de l'hindouisme. La branche des fidèles de Ganesh, qui considèrent ce
dieu comme la Divinité Suprême, est désignée
sous le nom de Gânapatya. Bien entendu, ces différentes branches
étaient orthodoxes, c'est à dire conformes aux préceptes du Veda
.
);
son côté droit est Sûrya, son
côté gauche est Shakti
.
Il est le son OM, il est le Seigneur des cinq éléments.
Mahâ Ganapati, le Grand Ganapati de couleur rouge
à dix bras, avec la Déesse assise sur son genou gauche. Mahâ Ganapati
est la forme ésotérique de Ganesh la plus souvent représentée
Haridrâ Ganapati à quatre bras et trois yeux,
de la couleur jaune du curcuma
Ucchista Ganapati, assis en lotus, de couleur rouge; il
enlace la Déesse Nîlâ Sarasvatî, de couleur bleue et
entièrement nue. Les sectateurs de cette branche suivent des pratiques (dites de la
main gauche), tout à fait spéciales, interdites par les autres branches.
a donc
pour but ultime de libérer l'être humain des conditionnements.
en sanscrit.
Nous ne nous attarderons pas sur l'existence intrinsèque ou sur
l'inexistence d'une âme. Le sens du terme prête de toutes façons
à confusion par rapport aux états supra-conscients vécus par les
grands Yogi (il ne s'agit pas des élèves d'un cours, même
avancé, de Yoga, !).
. On traduira Guna
par "état d'être", "qualité caractérisant
toute chose", faute de mieux.
.
Yama, le comportement social : ahimsa (non-violence), satya (vérité), asteya (honnêteté),
brahmâcharya (maîtrise sexuelle)
,
aparigraha (absence de possessivité)
Niyama, observances ou règles morales de vie personnelle : shaucha (propreté), santosha
(contentement), tapas (austérités)
,
svâdhyâya (observation de soi),
îshvarapranidhâna (l'abandon à Dieu)
Asana, les postures
Prânâyâma
, le travail sur
le souffle, la maîtrise du Prana
(l'énergie
subtile véhiculée par le souffle, l'énergie de vie) et des
énergies dont nous venons de parler
Pratyâhâra : le retrait des sens
Dhâranâ,
la concentration sur un objet visible ou mental de méditation
Dhyâna
: l'état de méditation profonde
Samâdhi : l'immersion dans la supra-Conscience.
et de la conduire, par le canal de la sushumna, de chakra en chakra, jusqu'au
Sahasrara chakra.
.
Arthur Avalon. La Puissance du Serpent. Mystiques et Religions. Dervy-Livres, Paris, 1981
Julius Evola. Le Yoga tantrique; sa métaphysique,
ses pratiques. Arthème Fayard, Paris; collection documents spirituels, 1971
Tara Michaël. Introduction aux voies du Yoga. Editions
du Rocher, Monaco; 1980
Tara Michaël. Hatha Yoga Pradîpikâ. Fayard, Paris, 1974
Tara Michaël. Corps subtil et corps causal. Les six cakra et le
kundalini Yoga. Le Courrier du Livre, Paris; 1979
Sri Swami Sivananda. Yoga de la Kundalini. Préface
d'André Van Lysebeth. EPI Editeurs, Rue des Saints Pères, Paris; 1973
) LAM, ce carré étant bordé sur ses quatre
côtés par autant (quatre) de pétales.
Dans le carré, au-dessous du bîja-mantra, on représente habituellement
le Shiva Lingam
de couleur noire dans un triangle pointe en bas. Autour de ce Shiva Lingam est enroulé le
serpent, tête dressée, qui figure la Kundalini, la force endormie de la Shakti.
Chaque bîja-mantra est associé à un animal-véhicule (vâhana
).
Celui de LAM est l'éléphant.
Nota : le a final de namaha ne se prononce pas
72 Rue de Philippe de Girard, 75018, PARIS
Tel 0140342189
Ouvert tous les jours de 9h30 à 20h30.
Site WEB
:
Le temple de Manakkula Vinâyaka, à Le temple de Pillaiyarpatti à 60 km à l'est de Madurai (Tamil Nadu)
Le temple de Uchhi Pillaiyar à Tiruchirappalli (Tamil Nadu)
Le petit temple de Ganesh sous sa forme de Naramukha Ganapati, Chidambaram (Tamil Nadu)
Le temple de Mukkuruni Pillaiyar, dans le temple de Minakshisundareshvara, à
Madurai (Tamil Nadu)
Le petit temple de Sveta Ganapati (Ganesh blanc taillé dans un bloc
d'écume de mer), dans le temple de Shiva de Tiruvalanjuli, près de Swamimalai (Tamil Nadu)
Les nombreux temples rupestres d'époque Pandya,
disséminés dans le Tamil Nadu
Le temple de Ganesh à Ranthambore, près de Sawai Madhopur (Rajasthan)
Le temple de Ganesh à Jaipur (Rajasthan).
etc.
du Mahârâshtra
, sont également très célèbres, car chacun d'entre eux
abrite un Svayambû
Ganesh. Ils sont situés dans les localités suivantes,
non loin de la ville de Pune (Poona) :
Morgaon : on y vénère Ganesh sous sa forme du
Seigneur Shri Mayureshvar. Sous cette forme, Ganesh, chevauchant un paon, combattit et vainquit Sindhu.
Siddhatekgaon : ici Ganesh permit à Vishnu, grâce
à son appui, d'acquérir la puissance nécessaire pour vaincre deux démons
redoutables, Madhu et Kaitabha.
Paligaon : Ganesh, sous sa forme de Ballaleshvar, vint au secours
de Ballâla, l'un de ses dévots les plus fidèles, persécuté par des jaloux
Mahad : Ganesh sous sa forme de Shri Varad Vinâyaka,
accorda une faveur à Grusmad qui lui permit de devenir Rishi
.
Theorgaon (ou Theur) : ici se trouve le temple de
Ganesh Chintâmani qui récupéra le joyau Chintâmani
dérobé par le démon Guna au Sage Kapila.
Lenyâdri : le temple de Ganesh situé dans
cette localité est dédié à Ganesh sous sa forme de
Shri Girijâtmaj, c'est à dire né de la Déesse
Girijâ (Pârvatî). Une légende locale dit que Ganesh aurait
passé ici avec sa mère les quinze premières années de sa vie.
Ojhar : Ganesh, sous sa forme de Ganesh Vighneshvara, y
combattit le démon Vighnâsura (Obstacle), qui perturbait les rituels védiques.
Ranjangaon : Le Seigneur Shiva, sous sa forme de Tripurantaka
, sur le point de
combattre (et de vaincre) le démon Tripurâsura, qui avait conquis les
trois Mondes et abusait de ses pouvoirs, y rendit hommage à Ganesh.
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