Mahîshâsuramardinî : forme
très célèbre de Durgâ. Selon le mythe, la déesse,
montée sur son lion et brandissant ses seize bras tous armés, met à mort le démon-buffle Mahîshâsura.
On rencontre ce type de représentation en de nombreux lieux, par exemple à Mahabalipuram, au Tamil Nadu
Makara : animal mythique, monture de la Déesse Gangâ. Le makara constitue également un motif décoratif récurrent dans les temples du sud de
l'Inde, particulièrement ceux édifiés par les dynasties Chalukya et
Hoysala. Cet animal mythique possède des pattes de lion avec lesquelles il marche
discrètement, un corps de porc qui lui permet de tout digérer, une trompe d'éléphant, arme redoutable, une gueule de
crocodile qui ne lâche pas ce qu'elle attrape, des yeux de singe, très vifs, des oreilles de vache, attentives,
et une queue de paon déployée, symbole de beauté
Mâlâ : chapelet - rosaire à 108 grains utilisé pour la
répétition, généralement mentale, des mantra (pratique de
japa = litanies). En tant qu'attribut de Ganesh, le mâlâ n'est composé
que de 50 grains, autant que de lettres de l'alphabet sanscrit, du fait que Ganesh est, parmi ses nombreuses fonctions, le protecteur des lettres. Les
grains en question sont des graines du fruit du rudraksha (un arbuste, l'Eleocarpus
ganitras), réputées favorables au culte de Shiva (Rudra est l'un des noms de Shiva). Dans le cas du culte de Vishnu, on utilise des graines de
tulsi (basilic)
Mandara : montagne mythique qui,
au début des temps, servit de pivot pour baratter la "mer de lait" et en obtenir
l'amrita, le nectar
d'immortalité. Vishnu prit la forme de la tortue Kurma et posa le mont Mandara
sur sa carapace; les dieux et démons se rassemblèrent alors, prirent le serpent Vasuki comme corde, et commencèrent le
barattage. Des choses merveilleuses, des dieux et déesses (dont la belle Lakshmî,
déesse de la Beauté et de la Richesse, qui allait devenir la Shakti de
Vishnu) et l'amrita en sortirent.
Les dieux purent s'emparer du nectar, le burent, devinrent ainsi immortels et vainquirent les démons qu'ils expédièrent dans
les mondes souterrains
Manu : premier homme de l'ère du Kali Yuga. Il fut le rédacteur mythique des "Lois de Manu", corpus sanscrit des textes de droit
réglementant la vie religieuse et sociale; l'influence de ce texte s'est très longtemps prolongée. Les
Purâna font état de 14
Manu (législateurs), dont sept sont encore à venir
Mâyâ : terme du Vedanta
dont la traduction la plus simple est "illusion", caractère illusoire, ou Pouvoir d'Illusion; se dit de la force, créée par le
monde des apparences qui oblitère la Pure Réalité et fait voir les choses pour ce qu'elles ne sont pas. Mâyâ est
à la fois moteur et conséquence de l'ignorance ou inconnaissance (Avidya). Maya est donc Pouvoir
(Shakti). C'est le Pouvoir de Mâyâ qui crée les formes
phénoménales, mais en-soi, les phénomènes n'ont pas d'existence propre. On peut donc dire
qu'ils sont illusoires, mais il est plus exact de dire qu'ils n'existent que sur le plan relatif. Il n'y a, du point de vue de l'Absolu, qu'une
seule Réalité inconnaissable, désignée sous le terme de
Brahman. Cette Réalité est non-manifestée, sans qualificatifs,
sous-jacente à tout ce qui semble Etre. La Manifestation est conditionnée; tous les phénomènes y sont interdépendants
et leur réalité n'est qu'apparente